dimanche 8 avril 2012

Paris-Roubaix

Samedi 7 avril 2012 

Voilà bientôt 4 semaines que mon arthroscopie a eu lieu, et le genou semble tenir le choc. Mon auto-rééducation, très progressive, mais assidue, semble porter ses fruits et me voilà aujourd'hui à jongler avec les averses, dans le but de pédaler environ 2h. Le vent soufflant invariablement secteur N-N-O, je pars donc de Caudry en direction de Bévillers où un gros nuage me semblant pourtant lointain lâche ses 1ères gouttes. Dès lors, je change d'azimut et bifurque vers Quiévy, St Vaast, Solesmes pour éviter le nuisible cumulus. (...)


Poussé par Eole et la digestion s'accomplissant, je me retrouve au pied de la côte de Neuvilly avec la sensation que ça y est, les jambes tournent bien ... A Troisville, je m'arrête pour la photo marquant le début du 1er secteur pavé, et, constatant qu'ils (les pavés) sont bien secs, l'idée un peu saugrenue me vient de m'y confronter, chose que je n'ai jamais osé faire. De quoi mettre du piment à cette sortie un peu banale ... 
Début de l'Enfer pour les coureurs.
Le départ du secteur 1 est en faux-plat descendant, donc pas trop difficile, idéal pour apprivoiser les trépidations, impressionnantes. Rester assis, ne pas trop serrer le guidon, tels sont les conseils fréquemment ressassés ... Je parviens à rester sur le haut du pavé et à maintenir une vitesse d'environ 25 km/h sur le reste du secteur plutôt plat ou montant. Les vibrations envahissent le corps complètement : des mollets aux épaules, tout tremble, à tel point que changer de vitesse devient laborieux. La vue troublée par les secousses, il est même difficile de discerner le sol avec netteté !
Fin du secteur 1. 


Après 5 km de chaos, le vélo se refait instantanément docile sur l'asphalte et, comme par magie, le silence réapparaît et je retrouve une vitesse de croisière plus coutumière. Je me dirige vers Quiévy pour enchaîner avec le secteur 3.
Secteur de Quiévy.
Départ en descente, où les pros arriveront sans doute lancés à 60 km/h, suivi d'un long, très long faux-plat montant, vent de face, jusqu'au virage à 90° où nous irons voir la course le lendemain. Je fais de mon mieux pour maintenir une vitesse correcte : je m'aperçois notamment que les moments de roue libre, donc sans motricité, rendent l'équilibre plus précaire. J'ai l'impression également qu'en accélérant, la résonance avec les pavés serait moindre, mais là, pas de secret, il faudrait un autre moteur !... Pour un novice, j'ai l'impression de ne pas trop mal m'en tirer, même s'il paraît évident que je n'ai pas le gabarit idéal pour dompter le pavé avec efficacité.
Un retour aux sources.
Passé le virage, je m'essaie brièvement à une vidéo, mais d'une main, le contrôle du vélo s'avère improbable. J'arrive à terminer les 3,8 km en accélérant, mais impossible pour moi cependant de passer sur le 52. 
video

En conclusion, les pavés requièrent une concentration énorme (le moindre relâchement et c'est la faute), et y rouler en groupe doit permettre de les franchir plus vite, avec un choix restreint de trajectoire en contre-partie, ce qui n'est pas rien en pareille situation ... Par ailleurs, au niveau matériel, le vélo n'a pas bronché et s'est révélé relativement stable (je n'ai pas d'éléments de comparaison). Je crois pour conclure que mon "Roubaix" porte bien son nom, mais qu'en eût-il été après 50 bornes de pavés supplémentaires ? Il est destiné à me conduire vers d'autres sommets, je préfère en prendre soin ...

Dimanche 8 avril

La course. La tradition veut que nous allions assister au passage des coureurs dans le virage du secteur de Quiévy. Cette année, les coureurs sont en avance, et les échappés passent avec 1/2 h d'avance sur l'horaire prévu, tant mieux pour nous. Dans un nuage de poussière, la caravane des coureurs et des innombrables véhicules les accompagnant passe sans encombres. Lors d'éditions plus boueuses, ce virage a été le théâtre de chutes spectaculaires. 
Passage des échappés de la 1ère heure.

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Passage de la meute 4'30 plus tard.
Casper au 1er plan.
Van Summeren, encore bien placé cette année.
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La suite ? Un repas de Pâques succulent, concocté par notre "toque" familiale, tout en suivant les exploits de Boonen et de Turgot à la télé, confortablement.

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