dimanche 1 juillet 2012

Charbonnière et Champ du Feu

Il fait déjà 21°C lorsque je m'élance avec la ferme intention de mettre à profit la matinée avant le changement de temps radical annoncé. D'ailleurs, le vent d'Est déjà bien marqué malgré l'heure matinale, présage d'orages en fin de journée ...
Le départ en descente vers Taintrux, dans la fraîcheur de la forêt, est animé par le passage en sens inverse d'une cohorte de voitures de collection qui participent à un rallye (elles sont numérotées) et dont le parcours de transition les voit emprunter cet itinéraire. De la vieille Fiat à la Porsche, en passant par les Talbot, Alpinettes et autres Alfa Roméo, il y a de l'animation. Les pilotes ont l'air détendus et ralentissent en saluant et klaxonnant les quelques riverains les applaudissant au bord de la route. (...)

Ici une Alpha je crois.
La distraction passée, me voilà à St Dié, dont la traversée ne pose pas de problème à cette heure, d'autant que j'évite le centre ville pour me diriger vers le col des Raids.
Un petit coucou aux cousins du même nom, mais pas de la région !
La montée n'est pas bien longue, avec un 1er km un peu plus exigeant que le reste, de quoi mettre les jambes dans le rythme.
Pas besoin de bretelles, ça (re)monte tout seul ici !

Vallée du Hure depuis le col des Raids.
Une courte descente mène à St Jean d'Ormont où on attaque la montée du col du Las par le Ban de Sapt, petit col sympa, en grande partie en forêt, très abordable, et permettant de rallier Saales en évitant les grands axes.
St Jean d'Ormont

Le Ban de Sapt

Col du Las, vue arrière.

Entre La Grande Fosse et Saales.
A Saales, je poursuis ma route vers Bourg-Bruche, où je quitte la Nationale vers le col de la Salcée, très facile lui aussi.
Au pied du Climont à La Salcée.
La route mène en fait au col de Steige, qui se passe ici en descente.
Le Climont depuis le col de Steige.
C'est ici que les choses sérieuses commencent, avec le col de la Charbonnière et ses 9 km d'ascension. Cela commence gentiment sur 1,5 km, avec quelques lacets qui permettent de surplomber le col de Steige et son étang, avant de s'enfoncer dans la forêt. Ensuite, l'inclinomètre restera figé à 7-8% sur la quasi totalité de la montée. Il fait très chaud (33°C), même à l'ombre (29°C), mais malgré tout ce passage s'avère très agréable, avec ses paysages variés donnant sur les 2 versants, la route passant de l'un à l'autre au son des cloches des vaches : on se croirait dans les Alpes !
En montant la Charbonnière.
Un large lacet contourne ensuite une chaume et offre une brève accalmie, mais cela repart jusqu'au sommet qui n'est plus très loin. Une courte descente de 500 m amène au col qui se franchit en descente : on y croise alors la route principale entre Fouday et Villé.
Col de la Charbonnière.
Je traverse et repars directement vers la montée du Champ du Feu. Il ne reste que 2 km pour l'atteindre, avec 1,5 km du même acabit que précédemment, puis un final plus facile.
In the pocket !
La route longe une crête, très prisée des astronomes amateurs, du fait du dégagement qu'elle offre pour l'observation du ciel en toute saison. Puis mon itinéraire redescend vers la petite station de ski de la Serva, pour une descente rapide vers Belmont (Attention au "stop" pas très indiqué dans le village. J'ai dû tester mes freins au dernier moment ... les Ultegra sont efficaces, merci !!!). On rejoint ensuite la route du col de la Charbonnière jusque Fouday.
Vue de la Serva. Au loin, dans le creux, le col du Hantz.
Me revoilà pour quelques km sur l'axe St Dié - Strasbourg, mais en sens inverse par rapport à tout à l'heure. Il va bientôt être midi, le soleil tape toujours aussi dur, mais ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, qui suis plutôt l'ennemi du froid !
A St Blaise la Roche, clignotant à droite : je vais regagner les Vosges par le col du Hantz, et avec un bon vent de dos, les 6 km passent comme une lettre à la poste ...
Saulxures, au pied du Hantz.

Retour dans les Vosges.
Mauvaise surprise : la descente de la vallée du Rabodeau se fait (fort) vent de face ! Il en sera ainsi pour le reste du parcours : le vent s'est inversé en quelques heures, confirmant la complexité des courants thermiques et des changements barométriques.
Remplissage bidon à Moyenmoutier.
A partir d'Etival, la route longe la voie rapide jusque St-Dié.
Restons vigilants !
Je décide de rompre ce retour un brin monotone en passant par St Michel et Sauceray, où un bijou de petite route forestière amène au col du Haut Jacques. Un revêtement digne d'une autoroute (hormis quelques passages de 50 m, les mystères de la DDE), en pleine forêt, une pente entre 6 et 9%, avec une préférence pour la tranche supérieure : un vrai régal. Une fois atteint le bien nommé col des 4 chemins, c'est presque plat jusqu'au Haut Jacques.
Sauceray

Dernier gros morceau du jour.

Vallée de la Meurthe.

Col du Haut Jacques.
Une belle descente mène à Taintrux pour un retour que j'espérais, ce matin, porté par le vent. Hélas, j'ai droit à un souffle digne de la tramontane, sans la mer, et la remontée du Grand Remblai ne sera pas si aisée que prévu.
Corcieux et la tête de Nayemont depuis Vanémont.
Qu'à cela ne tienne, je termine cette tiède virée de 135 km, avec 8 cols et 2 059 m D+, en 4h54.

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