lundi 7 juillet 2014

L'été en pente (pas très) douce

Après la réalisation des objectifs cyclosportifs des mois de mai et juin, se profile désormais un été plus classique, avec moult randonnées, si possible montagneuses, au gré d'une météo qu'on espère tous estivale. Ça commence mal ce WE avec un samedi pourri, mais heureusement le lendemain, le temps se prête à une belle sortie, avec un ciel de nouveau limpide, mais hélas une fenêtre vélo plus restreinte. L'occasion de retrouver Matthieu dans une forme olympique à 15 jours de l'Etape du Tour où il partira avec un super dossard. (...)

Malgré le départ matinal, il fait déjà chaud en montant le col des Arrentès pour rejoindre le point de RDV à Granges. Nous nous dirigeons ensuite tranquillement vers le col du Champ de Laxet qui passe assez vite dans la fraîcheur de la forêt. Au sommet, on monte encore un peu avant de redescendre vers Liézey puis le Bas Beillard. 
Les Arrentès.

Liézey.
De là on emprunte une petite route jamais gravie qui mène au Haut du Tôt via Cellet, clairière rendue célèbre par le tournage du film "Les Grandes Gueules". Un beau talus d'un peu moins de 2 km avant de rejoindre le sommet en pente douce. La descente vers Sapois est chaotique sur une route irrégulière et gravillonneuse. Autant dire que nous l'abordons avec prudence, d'autant que subsistent de nombreuses zones humides consécutives aux fortes précipitations de ces derniers jours.
Direction le Haut du Tôt.

Direction le Haut du Tôt.

Direction le Haut du Tôt.

Le Haut du Tôt.
De là, on enquille sur la difficulté suivante, avec le col du Haut de Fourchure, un col méconnu qui vaut pourtant son pesant de cacahuètes ! Après être passés à hauteur du Saut du Bouchot à Gerbamont, on prend la route dite des Plateaux et une entrée directe dans le vif du sujet avec du 8-10%. A la 5ème épingle, tandis le village s'est déjà bien éloigné en contrebas, on opte pour le chemin de la Contonne (tout droit à l'épingle donc), alternative fichtrement musclée pour rejoindre le col. L'inclinomètre passe le cap des 10%, avec plusieurs passages à 13%, mais les points de vue y sont splendides, ce qui relativise, un peu, la difficulté.
Col du Haut de Fourchure : vue sur Gerbamont.

Col du Haut de Fourchure : vue sur la vallée.

Col du Haut de Fourchure : 13% !

Col du Haut de Fourchure.
La très courte descente vers Basse sur le Rupt, encore plus raide, débouche sur la route du col de la Croix des Moinats, dont la renommée va monter d'un cran avec le prochain passage du Tour de France. Après ce qu'on vient de monter, il apparaît presque facile malgré ses 7-8% jusque Presles, agrémentés d'un bon vent de face, tandis que les 2 derniers km ne posent, quant à eux, aucun problème. Les points de vue sont somptueux dans la descente, mais interdiction de lâcher le guidon pour prendre des photos !
Col de la Croix des Moinats : vue sur le col des Hayes.

Col de la Croix des Moinats.
Aucune transition à La Bresse, avec l'attaque directe du col de Grosse Pierre. Tour de France oblige, on l'emprunte par sa variante via la Traverse de la Roche. Un raidard d'1,3 km à 12,5% de moyenne avec un passage à 16% et un final à 18% ! Du coup le GPM ne sera pas adjugé au col lui-même puisque le dernier km sur la route du Droit est tout plat. 
Col de Grosse Pierre : vue sur La Bresse.

Col de Grosse Pierre.

Col de Grosse Pierre : traverse de la Roche.

Col de Grosse Pierre : traverse de la Roche.

Col de Grosse Pierre : 18% !
Après un remplissage bidon express, on redescend brièvement vers La Bresse pour rejoindre la vallée du Chajoux au Pont du Metty par la route de la Courbe, passage bien connu des triathlètes qui l'empruntent 3 fois en grimaçant dans le sens inverse sur le circuit XL. Après être passés à hauteur du stade de biathlon, on longe le magnifique lac de Lispach, toujours aussi sublime quelle que soit la saison : mystérieux par temps brumeux, aux reflets étincelants par temps ensoleillé, les skieurs peuvent aussi le découvrir immaculé en hiver, au pied de la petite et sympathique station permettant la pratique du fond et de l'alpin, et également équipée d'un tremplin. L'ascension se poursuit dans la moiteur jusqu'au col des Feignes, puis nous redescendons vers la vallée des lacs, où une grande et inhabituelle agitation règne au lac de Longemer, théâtre du X'Terra, grand messe annuelle du triathlon "trail" dans un cadre idyllique.
Vallée du Chajoux : chemin de la Courbe.

Vallée du Chajoux.

Vallée du Chajoux : la Tenine.

Vallée du Chajoux : Lispach.
Il ne nous reste plus qu'à gravir le col de Martimpré, puis à retourner sans souci au col des Arrentès par l'agréable petite route des Collieures. C'est là que nos routes se séparent pour plusieurs semaines : bonne chance Matthieu pour l'Etape du Tour, vu la forme, le résultat devrait être à la hauteur ! A noter que ce WE-là, Olivier Küss, auteur il y a quelques jours d'une excellente, que dis-je, d'une fantastique 313ème place à la Marmotte (moins de 7h, 5 000 participants, SVP !) s'alignera sur un parcours de mammouth : le Tour du Mont Blanc, 330 km et 8000 m D+ ! Bon courage les gars !!! Et au plaisir de repédaler ensemble !
Col de Martimpré.

Route des Collieures : la Basse de Martimpré.

Route des Collieures.

Route des Collieures : vers Clair Sapin.

Route des Collieures : vue sur Corcieux aux Arrentès.
Pour ma part, je regagne mes pénates après 93 km, 8 cols pour 2 048 m D+, pédalés en 3h34. Le ton est donné pour un été en pente ... pas trop douce !

Le parcours :



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