dimanche 19 octobre 2014

Féerie au Hohneck

Difficile de ne pas céder à l'appel de la montagne ce samedi, avec une météo aussi grandiose : 23°C, un ciel limpide et peu de vent, Matthieu et moi décidons de rendre une (dernière ?) visite au 3ème plus haut sommet du massif, le Hohneck. Reconnaissable entre tous avec l'auberge juchée à son sommet, le mythique ballon fut accessible par tramway entre 1897 et 1939, avant d'être le théâtre de combats meurtriers en décembre 44. Envahi par les randonneurs, c'est par une affluence des grands jours que nous l'avons rallié, après avoir profité de l'exceptionnelle lumière de ce jour d'octobre sur un parcours escarpé à souhait. Et bien nous en a pris ...

Après un petit échauffement séparé depuis nos domiciles respectifs, nous démarrons notre boucle commune à Laveline devant Bruyères, en direction d'Herpelmont et Jussarupt, pour la 1ère ascension du jour : le Champ de Laxet par Champdray. Cette montée illustre de belle manière le thème de la journée, avec sa petite route peu fréquentée et pentue. Seules l'humidité persistant au sol dans les parties ombragées et les couleurs flamboyantes de la nature nous rappellent qu'on est en octobre, car question températures, c'est beaucoup mieux qu'en juillet, si bien que nous parvenons sur le plateau après une 1ère bonne suée.
Le Mont Thiriville, sortie de Corcieux.

Col de Vienville.

La Chapelle devant Bruyères.

Jussarupt.

En montant vers Champdray.

En montant vers Champdray.

En montant vers Champdray.

Col du Champ de Laxet.
Même pas froid dans la descente plein sud qui nous mène au Rain Brice, juste avant Le Tholy. On attaque dans la foulée le 1er  gros morceau de la balade : la montée du Haut du Tôt. Le projet plusieurs fois évoqué de l'escalader par toutes ses faces possibles le même jour (6 au total) est malheureusement remis à un autre millésime (2015 ?), mais cette destination aura été toutefois bien mise à l'honneur cette année. Un bon coup de cul pour débuter, puis une courte descente avant de rejoindre Bouvacôte et la route provenant du Tholy, puis nous poursuivons cette montée revêche menant au plus haut village des Vosges.
Montée du Haut du Tôt : le Rain Brice.

Montée du Haut du Tôt : le Tholy.

Montée du Haut du Tôt : Julienrupt.

Montée du Haut du Tôt.

Le Haut du Tôt.
Le début de la descente offre un point de vue somptueux, avant que celle-ci ne se poursuive sur une route très chaotique et nous privant donc, hélas, de la pointe de vitesse qu'auraient autrement permis les % et les longues parties rectilignes. Au petit hameau de Menaurupt, on opte pour le petit et très forestier raccourci vers Rochesson, d'où nous nous dirigeons ensuite tranquillement vers les Bas Rupts en remontant le vallon où coulent les flots tranquilles du Bouchot. Puis on enquille à droite vers le col de Grosse Pierre, dont le pied bien raide flirte avec les 10%. Au sommet, (enfin, légèrement en contrebas), je profite fugitivement de la vue sur la vallée qui est magnifique, tandis que Matthieu opère un remplissage bidon express, avant de rejoindre la cité des Bressauds, au pied de notre objectif.
Panorama au Haut du Tôt.

Menaurupt.

Rochesson.

Rochesson.

Col du Haut de la Côte.

Col de Grosse Pierre : les Bas-Rupts.

Col de Grosse Pierre.

Col de Grosse Pierre.
On emprunte tout d'abord la pas très enthousiasmante route du col des Feignes, assez fréquentée, plutôt rectiligne, et en faux plat. Heureusement nous quittons rapidement cet axe monotone pour nous diriger vers le col de Bramont. Son versant vosgien est bref (3 km), mais assez coriace dans sa partie centrale, jusqu'au carrefour de la Route des Américains, que nous allons gravir. Histoire de soigner les statistiques, je suggère à mon copain de monter jusqu'au col, avant de redescendre et de retrouver notre itinéraire, où 4 km aux alentours de 8% se présentent à nous sur une petite route forestière tracée à des fins stratégiques pendant la 2nde guerre mondiale, et permettant de rejoindre la Route des Crêtes au pied du Rainkopf.
La Bresse.

Col de Bramont.

Col de Bramont.

Col de Bramont.

Col de Bramont.

Col de Bramont.

Col de Bramont.

Route des Américains.

Route des Américains.

Route des Américains.
Au débouché de la forêt, ce dernier apparaît magistralement : le régal visuel peut commencer. Dans une atmosphère limpide et à peine fraîche, nous surplombons tout d'abord le lac de Blanchemer, étincelant, puis, à hauteur du Kastelberg, celui de la Lande, avec en arrière-plan une kyrielle de ballons. On touche quasiment au but, il ne reste plus qu'à escalader le Hohneck pour atteindre notre point culminant à 1363 m. Je le subodorais depuis un moment, mais dès lors nos efforts vont être merveilleusement récompensés. A portée de mains ou presque, tant le paysage se détache avec netteté, la Forêt Noire, la plaine d'Alsace, le Grand Ballon, jouent les habituels 1ers rôles dans le casting local. Mais ils sont éclipsés par l'apparition magique et féerique en arrière plan des Alpes, vision toujours aussi grandiose. Quel panorama !!! On a beau y être "habitués", on ne s'en lasse pas ...

Le Rainkopf.

Sommet de la Route des Américains.

Lac de Blanchemer.

Route des Crêtes.

Barrage de la Lande.

Vue sur le Hohneck.

Route du Hohneck, vue sur la vallée des lacs.

Vue depuis le Hohneck.

La photo n'est hélas pas de moi, mais reflète
assez bien ce qu'on a vu. (source Flickr)

Vue depuis le Hohneck.

Vue depuis le Hohneck.

Vue depuis le Hohneck.
Après un dernier coup d’œil, on se lance dans la longue descente nous ramenant tout d'abord à Gérardmer, puis en longeant la vallée encaissée et très fraîche de la Vologne, jusque Granges et notre point de départ, Laveline. Après s'être donné RDV pour le surlendemain, nous nous séparons. Je poursuis donc ma route par Biffontaine pour rentrer tranquillement à la maison, après132 km, 8 cols et 2 230 m D+, pédalés en 4h53.
Kichompré.

Laveline.

La Chapelle devant Bruyères.

Biffontaine.

Biffontaine.

Pas l'ombre d'un nuage !

La Houssière : le Mont Thiriville.

Retour à Corcieux.
Cette semaine a été au final une semaine spéciale abonnement au Hohneck, qui me vit le visiter par 3 fois.
Mercredi, tout d'abord, pour une balade plus modeste de 76 km, ce samedi donc et le lendemain, en voiture cette fois. Frustré de ne pouvoir assister au coucher de soleil là-haut, on se vengea en montant voir son lever. Une autre féerie, jugez plutôt !







Très vaporeux certes, mais on distingue le Mont Blanc.




Le parcours :



1 commentaire:

  1. Fantastique ... tu as bien profité des lumières exceptionnelles de cet été indien ... Brigitte

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