mercredi 20 juillet 2016

Concerto en dos mineur

Cela fait aujourd'hui pile 3 semaines que le chirurgien qui m'a opéré le 19 mai dernier m'a donné le feu vert pour une reprise progressive du vélo. 3 semaines à l'écoute de mon dos convalescent sans recherche de performance, sinon celle d'augmenter petit à petit la durée de selle. Du "vélo-kiné" en quelque sorte ... Après un test concluant il y a quelques jours dans le col de la Schlucht, je ne résiste pas à la tentation de remonter enfin sur la Route des Crêtes pour une gentille petite sortie en mode cyclotouriste, à l'issue de laquelle je devrais être fixé sur mes capacités à venir. Mais pour une symphonie de cols, il me faudra encore un peu de temps ...
Comme souvent, je pars à la fraîche pour profiter des températures les moins élevées de la journée, en direction du col du Bonhomme. Un col assez long mais sans % difficiles, plutôt propice au genre d'effort modéré que je veux produire. Assez monotone d'une manière générale et très emprunté par les poids lourds qui transitent vers l'Alsace (mais aujourd'hui pas de souci), je l'aborde en mode moulinette en me remémorant cette fin de printemps que je passai essentiellement à l'horizontale avec lecture et TV comme activités principales : avec tennis, foot et cyclisme, il y avait de quoi faire ! J'ai fait également beaucoup de vélo par procuration durant cette période, en suivant virtuellement les copains dans les cyclos vosgiennes et alpestres, et en m'intéressant à divers défis forçant l'admiration : les 7 majeurs dans les Alpes du Sud, la RAAM à travers les USA, le tour de France de Ghislain Maréchal, qui a couvert le parcours en 1 seule étape (!!!), ou encore le tour de LA France en 25 étapes de Julien (Annecy) pour ses 25 ans pour un total de 5025 km.
La banlieue de Corcieux - périph' fluide !

Le Plafond.

Voie Verte - direction Plainfaing.
Un cyclo vient de me doubler à la faveur d'un arrêt photo, je le garde en point de mire un moment mais ne pourrai le rattraper au vu de ma condition actuelle, ce n'est d'ailleurs pas le but. Je poursuis donc piano (normal pour un concerto !) et tout à mes pensées ... Durant cet arrêt aux stands prolongé, 2 lectures m'ont particulièrement marqué, il s'agit de 2 séries BD. Tout d'abord "Il était une fois en France", qui retrace  la vie de Joseph Joanovici, un ferrailleur juif roumain, devenu l'un des hommes les plus riches de France et qui fut, durant la Seconde Guerre mondiale, à la fois proche de la Gestapo parisienne et principal pourvoyeur de fonds de la Résistance.
La 2ème se nomme "Murena", saga gravitant autour de l'Empereur romain Néron, et au cours de laquelle on s'entretue à tout va et par ailleurs sublimement illustrée. Merci Cyril pour ces prêts instructifs.
Col du Bonhomme.

Col du Bonhomme.
Au sommet, après avoir profité subrepticement du paysage, je bifurque sur la route des Crêtes qui me manquait tant. Moins pittoresque que la portion Schlucht - Markstein, cette partie n'en est pas moins agréable à rouler (ou à skier d'ailleurs, celle-ci se transformant en piste de ski de fond la neige venue), avec 2 beaux points de vue au Gazon du Faing et au Tanet. Les plus beaux panoramas sont ici réservés aux randonneurs, juste de l'autre côté de la crête, là où sont nichés quelques très jolis lacs ... 
La pente est tout d'abord un peu plus raide pour atteindre le col du Calvaire, que je passe une nouvelle fois à la moulinette et où l'essentiel du D+ est réalisé, puis je respire enfin à pleins poumons l'air de la montagne, avec toujours le même ineffable bonheur d'évoluer sur cette route, encore plus intense cette année évidemment.
Route des Crêtes.

Ça faisait un bail !

Col du CAlvaire.

Route des Crêtes.

Le Gazon du Faing.

Le Tanet.
Le Tanet en ski !
Tout en me laissant glisser dans la douce brise, je me rappelle quelques séries TV qui valent le détour et qui m'ont captivé pendant ma période d'arrêt forcé. Tout d'abord la haletante et poignante série "The Five" où l'ADN d'un garçonnet de 5 ans disparu est retrouvé sur une scène de crime 20 ans plus tard (écrite par Harlan Coben), ou encore l'hypnotisante série "True Detective", d'une intensité hallucinante, avec une longue enquête sur un tueur en série menée notamment par le mystique Matthew McConaughey. 
Bon, voilà, j'arrive à la Schlucht : je redescends prudemment jusqu'au lac de Longemer où les premiers baigneurs font trempette. Résistant à l'envie de faire un sprint sur le ponton pour plonger et me rafraîchir, il me reste à gérer Martimpré pour rejoindre mon point de départ. Quand je descends de vélo, mes cuisses pensent avoir fait 120 km et 2500 m D+, mais non, le compteur indique bien 68 km et 1171 m D+, couverts en 2h41 : une 1ère victoire !
Envie d'un grand plouf !

5 commentaires:

  1. Ah ! Enfin le retour
    Merci pour cet article, et pour les impressions de ton retour sur la Route des Crêtes. 68 km en 2h40, avec 1170 m de D+, c'est plutôt pas mal pour une reprise après une période (pas terminée) de convalescence :-)
    vivement les prochains articles

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Pierre ! A quand une virée à 2 ?

      Supprimer
    2. Pouf, quand on ne sera pas à 500 km de distance ...

      Supprimer
  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  3. Salut Lionel,
    Content de te savoir en forme !

    RépondreSupprimer