samedi 13 mai 2017

L'appel de la montagne

Au menu de ce samedi un grand classique qui ne laisse jamais indifférent, avec ses cols "mythiques" et les difficultés qui vont avec, et le plaisir démultiplié de pouvoir les refréquenter après presque 2 années d'abstinence forcée. Pas facile de partir à l'assaut de la montagne quand la météo est instable et annoncée orageuse, mais à l'instar de mes copains Olivier K. et Matthieu partis pour un raid "king size" dès le matin, je brave le risque en solo dès midi en espérant boucler un parcours moins ambitieux sans me faire saucer. Par les temps qui courent, mieux vaut être opportuniste ...
Après une victoire inespérée de mes poulains au basket, je troque rapidos mon jean pour mon cuissard et mes baskets pour mes Mavic clipsables, direction les sommets du secteur. La température est quasi parfaite pour pédaler, 17-18°C, bien que mon idéal se situât une petite dizaine de degrés plus haut. Mais on ne va pas faire la fine bouche ! Direction Martimpré - Xonrupt, avec comme 1er objectif la Schlucht. Pour varier les plaisirs, je le monte en passant par Retournemer, variante un tant soit peu plus musclée. Une belle entrée en la matière question % ...
Sous-bois à Bellegoutte.

Martimpré.

Longemer.

Retournemer.

Retournemer.

Col des Feignes.

Col des Feignes.

Manchettes relevées, j'attaque la longue descente jusque Munster où les qualités de descendeur de mon Giant me permettent de fendre la bise impeccablement : stabilité irréprochable, freinages nets, prises d'angle jouissives, vitesse de pointe supérieure à effort égal, accélérations bluffantes (en danseuse, mains en bas du guidon, un régal !) : les sensations sont irréfragablement supérieures à celles éprouvées pendant de longues années sur mon Roubaix, notamment depuis que je l'avais doté de roues R-Sys. Et c'était déjà savoureux ...
Après les amuse-bouches, place à l'entrée, avec à la sortie de Munster la difficile ascension du Petit Ballon. Les inscriptions à la gloire de Contador et consorts sont encore visibles au sol à divers endroits, puisque le Tour y fit étape en 2014, journée devenue mythique suite à la chute de l'Espagnol dans la descente et, surtout, grâce à notre belle reconnaissance.😋😁
Désormais le col est balisé à chaque km par un panneau annonçant les %, hormis un qui a dû être dérobé (par les mêmes blaireaux que ceux qui ont volé le panneau au sommet du Ventoux ???) ... à moins qu'il n'ait été endommagé par quelque engin de déneigement ou de débardage ... Bref, cette ascension n'est vraiment pas facile avec un inclinomètre rarement <8% sauf au niveau du Ried, sur une route forestière bosselée. Les festivités continuent à la sortie de la forêt où comme d'hab le vent s'en mêle, ajoutant un peu de piment s'il en était besoin. Malgré la beauté des lieux, le réel plaisir d'enfin y revenir, le franc soleil et la chaleur qui m'ont accompagné depuis le bas de la Schlucht, je pioche un peu avant d'atteindre le sommet, avec un chrono de 2'30 supérieur à mon record personnel : pas encore la super forme ...
Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.

Petit Ballon.
Là-haut, l'immuable défilé du général Hohneck et de ses lieutenants reste toujours aussi spectaculaire, mais le changement de rythme est brutal au moment de rejoindre la grand route à la sortie de Sondernach, avec sans aucune transition un plat de résistance copieux : le Platzerwasel. Une des difficultés majeures de la région, un must, avec de nombreuses portions rectilignes à 10% entrecoupées de 3 courts replats. 7,5 km où ça ne rigole pas, d'ailleurs j'ai les cuisses qui flanchent un peu à mi-hauteur. Je parviens à maintenir une vitesse honorable (à 2 chiffres 😏💪😛), certes, mais il y a du pain sur la planche pour réussir les échéances que je me suis fixées prochainement ! Au col, on n'est pas encore au bout de ses peines, avec un dernier coup de reins douloureux avant d'atteindre le Breitfist.
Une kyrielle de ballons.

Vue dans la descente.

Platzerwasel.

Platzerwasel.

Platzerwasel.

Platzerwasel.

Platzerwasel.

Platzerwasel.

Le sommet.
Une fois sur les Crêtes, la grisaille devient dominante mais la température reste correcte sur cette portion casse-pattes mais ô combien magique, avec ses paysages superbes et parfois vertigineux.
J'arrive au pied du Hohneck un peu fourbu mais cette année, impossible de ne pas y regrimper pour le dessert et la cerise sur le gâteau ! Je trouve même suffisamment d'appétit pour faire une "debeul' ", ce qui me permet de signer une semaine à 12 passages au pied de l'emblématique auberge, suite à mon bel après-midi de mercredi 10 mai où j'ai pu "scorer" !
Le Markstein.

Le Grand Ballon.

Magnifique Route des Crêtes.

Vue sur la vallée ...

... parfois vertigineuse !

Route des Crêtes.

Retour dans le 88.

Sur les pentes du Kastelberg.

Hohneck : il pleut sévère par là-bas !

Je commence à bien la connaître ...

Il pleut aussi côté vosgien : vais-je rentrer au sec ???
Bon, il est temps de redescendre rapidement, car le temps est en train de changer méchamment. Pas impossible que je prenne la sauce avant la fin ...
La redescente va se faire avec un vilain vent de face qui va prouver une fois de plus que le repos est parfois très sommaire en descente ! 
Peu importe, je parviens à rentrer peu avant une belle averse, avec 125,5 km, 2712 m D+ et 5h02 de pédalage au compteur. Je reviens sec, mais je finis tout de même rincé !

Un parcours vraiment exigeant ... 



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