Le 3 juillet dernier, mes 2 amis Matthieu et Florian s'alignaient sur la redoutable et redoutée "Marmotte". Cette course est LA cyclosportive par excellence, un mythe regroupant à elle-seule tous les ingrédients du cyclosport avec un parcours de légende, une difficulté exigeant de repousser ses limites, et un décor de rêve. Mes 2 équipiers sont des bêtes de course, des machines à pédaler et des aigles dans les cols et ont affronté les difficulté avec l'intention de "faire un temps", mais avec néanmoins toute l'humilité nécessaire avant de dompter la montagne qui peut s'avérer impitoyable. Car le programme laisse sans voix : il leur aura fallu gravir le col du Glandon, le col du Télégraphe, le col du Galibier avant de franchir la ligne d'arrivée ... au sommet de l'Alpe d'Huez !!! 177 km et pas loin de 5000 m D+, le challenge est de taille. Voici le CR de mes 2 copains avec qui il est vraiment bon de partager la route. Un grand bravo à eux !
On commence par Florian :






Au menu, c’est toujours pareil : Bourg d’Oisans – l’Alpe d’Huez via les cols hors catégorie du Glandon et du Galibier, pour finir en haut de l’Alpe d’Huez. 175 bornes bien senties, et 5000m de dénivelé dans la journée (Col du Glandon 24.1km 4.78%, Col du Télégraphe 11.5km 7.3%, Col du Galibier 17.6km 7%, Alpe d’Huez 13km 8%). Mais c’est une cyclo mythique, que tout cycliste devrait tenter une fois dans sa vie. La beauté des paysages de haute montagne, notamment ce col du Galibier, ainsi que la possibilité de se mesurer sur les mêmes terrains de jeux que ceux qui ont forgé la légende des coureurs du Tour de France, vaut le détour.
Bref, une Marmotte, c’est un peu la possibilité de savoir de quoi vous êtes fait : par rapport aux grands champions cyclistes, et aussi par rapport à vous-même car l’épreuve vous pousse dans vos derniers retranchements.
Départ à Bourg d’Oisans au pied de l’Alpe d’Huez à 7h. Puis direction le col du Glandon, 15km d’ascension, à ne pas confondre avec le col de la Croix de Fer qui emprunte la même route mais qui bifurque au sommet vers la droite de la fourchette. Le départ est assez rapide est très vite un groupe d’une petite centaine de coureurs s’éloigne, je préfère rester en endurance basse à la vue du menu du jour. Après un arrêt express au ravitaillement au sommet du Glandon, direction la vallée de la Maurienne. Saint-Jean puis Saint-Michel de Maurienne via la descente du Glandon qui est neutralisée.
La traversée de la vallée s’effectue à une vitesse élevée mais dans un groupe d’une trentaine d’unités de quoi ne pas trop se mettre dans le rouge. Direction la remontée vers le col du Télégraphe : 12 km d’ascension, le groupe éclate petit à petit, les jambes sont correctes je monte à mon rythme puis je bascule tranquillement vers la station de Valloire où j’effectue un second arrêt au ravitaillement.
C’est parti pour le géant des géants : le col du Galibier. 15km d’ascension, d’abord à 7% de moyenne vers le Plan Lachat. Puis à 9% sur les 7 derniers kilomètres. Au sommet, la neige est encore là. On est à 2645m d’altitude. Si la température dans la vallée devient très chaude, la température au sommet est agréable. Un silence impressionnant de haute montagne y règne. Le Galibier, c’est le col cycliste à faire au moins une fois dans sa vie !
Je réalise une belle montée, puis je bascule alors seul vers la longue descente qui nous mène au col du Lautaret puis vers la Grave. La descente se passe bien malgré le vent de face, ensuite, la route se met à monter Je suis finalement rejoint au niveau du barrage de Chambon par cinq cyclistes avec qui je prends des relais pour rejoindre Bourg d'Oisans.
Il ne reste que 14 kilomètres… Mais c’est la montée de l’Alpe ! Il fait une chaleur extrême aujourd'hui (37° en bas). Les trois premiers kilomètres sont ardus, les pentes sont supérieures à 10% et pour couronner le tout, j’ai l’impression d’être une tranche de pain dans le grille-pain… Le soleil est brûlant, les murs et le bitume jouent le rôle de pierres réfractaires. Je finis par faire un dernier arrêt, pour m’asperger d’eau afin de faire redescendre ma température corporelle et de me rafraichir.
Voilà c’est fait je termine ma première « Marmotte » en 6h41min (temps sans les arrêts de chronométrage ou 6h14min avec le décompte des arrêts chronométrage) ce qui me classe 36ème au scratch, 12ème sur 1132 dans ma catégorie d’âge et 11ème Français.
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